Fiscalité des objets d'art

Acquérir des objets d'art est sans doute le placement qui procure le plus d'avantages fiscaux. Les amateurs d'antiquités et de meubles anciens ne savent pas toujours que derrière leur passion se cache une opération patrimoniale rentable.

Antiquités : pas de plus-value après 12 ans

En cas de revente, vous devez normalement acquitter 27 % d'impôt sur les plus-values, prélèvements sociaux inclus. Mais vous bénéficiez d'un abattement de 10 % par année de détention au-delà de 2 ans. Ce qui vous rend non imposable après 12 années de propriété. Pour cela il faut pouvoir prouver la date d'acquisition de votre objet d'art, par le biais d'une facture d'achat. Pensez donc toujours à réclamer une facture lors de l'achat. A défaut d'une telle preuve, il faudra acquitter une taxe forfaitaire de 5 % sur le prix de vente de votre objet d'art.

L'exonération d'ISF des antiquités

Depuis l'origine, les antiquités bénéficient d'une exonération sur l'mpôt de solidarité sur la fortune (ISF). Pourquoi donc continuer à payer l'ISF sur des placements boursiers, dont la rentabilité est d'ailleurs aujourd'hui très incertaine ? Il serait sans doute plus judicieux de placer cet argent à l'abri du fisc dans des antiquités, comme du mobilier ancien dont vous profitez tous les jours, ou dans des tableaux de maître. A titre d'exemple, si vous êtes taxé dans la tranche marginale à 1%, l'acquisition d'un tableau d'une valeur de 15 000 euros vous fera économiser 150 euros par an.